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MarieV

L'action des différents mors dans la bouche du cheval

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Pour arrêter de polluer le post de MorganneV et Kyra, je mets ici ce que j'expliquais à propos des différents mors et de leur action dans la bouche.

Je commence par les bases avec les différents types de mors simple (sans effet abaisseur ni releuveur, sans allainces etc.), pour l'instant je m'occupe des canons (on verra ensuite les aiguilles, verdun, olives etc.).
Soyez indulgents pour les schémas, je n'en fais jamais , c'est un peu fouillis... La légende de l'un vaut pour tous (tous ceux-là en tout cas).

Alors tout d'abord, bref rappel de ce à quoi ressemble la bouche d'un cheval (à quelques détails près...):


Voici maintenant l'effet d'un mors droit (un seul canon) dans la bouche de notre canasson (par commodité et manque de place, je n'ai dessiné que la partie de la bouche qui nous intéresse):


Les avantages d'un mors droit: la langue joue son rôle d'amortisseur, peu de contact avec les barres = les fautes de main sont ressenties moins fort par le cheval
Les inconvénients: peu précis, souvent trop épais (= encombrant car il ne se plie pas)
Pour qui: cavalier à la main peu sûre (attention cependant à la monte "ski nautique", les mains dans la braguette, la patte en avant et tout le poid du corps dans les bras, qui incite le cheval à s'appuyer sur le mors en oppositin), cheval qui refuse de se poser sur son mors, cheval débutant ou a palais étroit
Pour quoi faire: longe, longe avec enrênements (en voltige notamment, fait en sorte que les enrênements, obligatoires hélàs, ne sanctionnent pas le cheval), présentation en main, ballade avec cheval bien dressé
A éviter: cheval qui s'appuie, dressage, CSO...

Le mors brisé maintenant:


Les avantages d'un mors brisé: plus précis, contact avec les barres (=un peu plus convaincant), peu encombrant
Les inconvénients: pince le palais des chevaux à palais étroit, répercute les actions de main sur les barres
Pour qui: c'est le mors le plus utilisé, il convient au cavalier moyen
Pour quoi faire: à peu près tout, longe bof cependant
A éviter: cheval au palais étroit ou plat, cheval à la langue épaisse

Et le mors à double brisure:


Les avantages d'un mors à double brisure: très précis, permet une équitation fine, ne pince pas le palais
Les inconvénients: répercute et démultiplie toutes les actions de main sur les barres, zone très sensible
Pour qui: cavalier à la main sûre, cheval au dressage avancé, cheval au palais étroit, cheval qui s'appuie
Pour quoi faire: surtout pas de la longe, mais tout le reste

Spoiler:
 


ATTENTION: on ne règle pas des problèmes d'équitation en changeant d'embouchure, à moins que ce changement permette de changer d'équitation pour ensuite revenir à une embouchure plus douce...

Voilà pour aujourd'hui, je poursuivrai avec une explication sur les effets encadrants (ce qui se passe à l'extérieur de la bouche), et aussi sur les différentes matières avec lesquelles on peut faire un mors, leurs effets, leurs avantages et inconvénients.
Mes schémas sont-ils clairs? Avez-vous des trucs à ajouter / contredire... ?

Un petit extra pour la route:

J'ai fait une horrible faute d'orthographe!!! "Celle que j'ai dessinéE"

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Très clair très bien expliqué, et une pointe d'humour pour la route, moi je dis super et bravo ! sqd

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Merci! erre
PS: JRM m'a envoyé un truc très intéressant, un thèse véto sur les mors et enrênements que je vais imprimer pour la lire parce que ça fait... 137 pages fjjhjhgj

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Super Marie, très clair, je trouve que les schémas sont très compréhensifs, tes explications aussi, et la pointe d'humour très sympa au milieu de tout ça...Merci pour ce post intéressant et qui en intéressera plus d'un je pense...

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Je continue: l'effet plus ou moins encadrant cette fois (direction), toujours dans les mors simples.

Les mors deux anneaux (aussi appelé Chantilly):


Avantages: le cheval ne se reopse pas sur l'action des aiguilles pour tourner
Inconvénients: s'utilise avec des rondelles car le coulissement des anneaux pince souvent la commissure, a tendance à sortir de la bouche lors des actions de type "guidon"


Les mors à aiguilles:


Avantages: encadre le cheval, précise les demandes directionnelles du cavalier (idéal main peu précise)
Inconvénients: certains chevaux s'appuient sur l'aiguille extérieure en réflexe d'opposition à l'action de main


Les autres types de mors simples on tous une action plus ou moins proche de celle de l'un des deux dont je viens de parler:

Le mors à olives est un peu plus encadrant que le Chantilly et a ceci comme avantage que les canons sont fixes (les anneaux ne coulissent pas) et ne se promènent pas dans la bouche du cheval au gré des secousses dues à une main hésitante ou au terrain, mais il s'en rapproche au niveau de l'action latérale, un petit plus: pas besoin d'affreuses rondelles en caoutchouc!


Le mors verdun est un peu moins encadrant que le mors à aiguilles, son action se situe entre le mors à olives et le mors à aiguilles (il est plus pratique qu'un mors à aiguilles avec une muserolle allemande parce qu'il ne s'accroche pas dans les anneaux, idem avec les muserolles croisées ou combinées).
Attention cependant, beaucoup de modèles de mors Verdun ont des passants pour les rênes et/ou pour les montants, ils ont alors une action d'abaisseur et/ou de releveur.


Le mors aiguilles "mini". Ca c'est à mon sens un truc tout pourri: il n'est pas plus encadrant qu'un chantilly car les aiguilles, petites, s'enfoncent contre la peau du cheval (et on sait que le cheval réagit à l'inconfort par l'opposition), et les chevaux qui ouvrent la bouche se retrouvent souvent avec une ou deux aiguilles dans la bouche, entre la lèvre et la gencive = aïe.


Voilà, c'est toujours clair? pas trop brouillon?

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Toujours très bien !

J'ai un autre avantage pour un verdun simple sans passants ! Pas de souci d'accrochage dans les muserolles de bridon ou de licol ! edez

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rien à dire c'est trés clair.
Ils sont bien tes shémas drffe

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Merci dedede, maisj'aimerais mieux que mon cheval n'ait pas une dentition comme ça fjjhjhgj (enfin ça dépend lesquels)

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Les matières maintenant, je vais essayer de faire un tableau, dites-moi si j'en oublie ...

MATIERE DURETE SALIVATION ENTRETIEN LONGEVITE
acier inoxydabledur et froidnormalerinçage quotidien, lave-vaisselle de temps en tempsimmortel
laitondur et froidnormalerinçage quotidien, lave-vaisselle de temps en tempsimmortel
cypriumdur, se réchauffe vite+rinçage quotidien, lave-vaisselle de temps en tempsimmortel
cuivremétal un peu mou, se réchauffe vite++rinçage quotidien, éviter le savon4/5 ans pour un canon tout cuivre
aurigandur, se réchauffe vite+++rinçage quotidien, lave-vaisselle de temps en tempsimmortel
cuir *assez moelleux, chaudnormalerinçage quotidien, savon glycériné souvent, désinfecter de temps en temps, huiler à l'huile végétaleun peu plus d'un an
fer noirdur et froid++rinçage quotidien, éviter le savon4/5 ans pour un canon tout fer noir; plus longtemps si alliage avec de l'argent
résineun peu plus doux, pas froid+ (si "happy mouth", goùut artificiel)rinçage quotidien, lave-vaisselle de temps en tempsjusqu'à ce que ça casse, variable
caoutchouc **un peu plus doux, souple, échauffenormalerinçage quoitidien,un coup de savon de temps en tempsun an...


* je parle d'un mors acier gainé cuir, un mors tout cuir (= entièrement souple) ayant le même entretient que des pièces de briderie mais à l'huile végétale

** mauvaise idée: le caoutchouc vieillit vite et mal: il casse (risque d'étouffement si le cheval avale la pièce) facilement, et s'effrite en viellissant, échauffant les tissus avec lesquels il est au contact; de plus, les blessures sont vicieuses: des sortes d'ampoules qu'on ne voit pas forcément tout de suiteet qui sont ongue à guérir...

Spoiler:
 

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Hey ! C'est excellent tout ça ! Bravo pour le boulot et les schémas sont top ! :)

Tu vas continuer sur ta lancée avec d'autres types d'embouchures ou tu t'arrêtes là ?
Bah oui quoi... c'est tellement bien expliqué qu'on en redemande.

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Merci!
Oui je vais poursuivre avec les embouchures à levier etc., mais je ne vais parler que de celles que j'ai déjà utilisées (pas taper! il m'arrive de monter avec ça, mais je n'ai pas de cheval donc je ne peux pas me permettre de monter les poneys de club en licol ). Je ne parlerai pas des mors de bride etc. car je n'ai jamais monté en bride donc je risquerais de dire des bétises. Va falloir que je fasse d'autres schémas!
Contente que ça vous plaise en tout cas!

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Bravo, super travail, tu t'es bien impliquée dis donc en plus c'est intéressant!!
C'est sympa comme post!!

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Merci!


Dis, moi je me demande, j'ai toujours lu/entendu que le double brisure était plus doux (lu je sais plus où et confirmé dans deux selleries). Or là, si je comprend bien tu dis qu'un droit et est plus doux et que le double brisure c'est pas doux du tout. Comment se fait-ce ces deux sons de cloche? T'as une explication?

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Tout à fait! Encore une fois tout dépend de la main drffe
Le mors droit agit uniquement sur la commissure et sur la langue (la langue n'est pas une zone très sensible), qui amortit les fautes de main - on lit à tort que le mors droit est réservé aux chevaux à bouche peu sensible, c'est l'inverse, on le met aux poulains! Par contre, la douceur de ce mors a vite fait de rendre le cheval un peu boeuf si le cavalier monte "ski nautique" (traction constante sur les rênes, je dis bien traction, pas tension = réflexe d'opposition), car le cheval a toute sa force pour tirer dans l'autre sens en ouvrant éventuellement la bouche pour se libérer de l'action sur la commissure, et cela sans douleur. Ca donne un cheval qui utilise la fontion protracile de son encolure (il se met en mode "Concorde", le nez qui plonge en avant) mais en se mettant sur les épaules).
Le mors double brisure au contraire a une action très forte sur les barres puisqu'il libère la langue qui n'amortit plus rien; quand il y a traction trop importante sur les rênes, le cheval va lever la tête ou arracher les rênes (réflexe de fuite) car il a mal. Ca donne un cheval "hippocampe". On dit qu'il est plus doux, mais il est en fait plus sévère; par contre, avec une main douce et précise, il est bien plus confortable pour le cheval puisque la langue est libre, le mors n'est pas encombrant, et étant plus précis le cheval cède plus vite et la pression cesse alors plus vite aussi.
En fait ces mors sont plus une question de cavalier que de cheval: un cavalier qui se raccroche aux rênes, a la main remuante et peu fixe devrait préférer un mors droit; un cavalier qui monte en ski nautique devrait changer d'équitation; et les autres peuvent éventuellement se munir d'un double brisure qui sera bien plus confortable pour le cheval ET le cavalier drffe

Je reviens tout de suite avec les embouchures à levier!

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Je m'occupe maintenant des mors à levier.
Je ne les détaille pas un par un (pas maintenant), j'explique juste l'effet releveur, l'effet abaisseur, et le paradoxe du pelham drffe

L'effet releveur (ici, le mors du dessin est un Baucher):
En haut, les flèches expliquent l'action du mors; en bas, on a le placement attendu (mécanique) d'un cheval sur des rênes tendues avec un tel mors.

L'effet abaisseur (ici, j'ai dessiné un mors qui se vend peu (parce qu'il est un peu absurde) mais qui est le seul abaisseur à ne pas être combiné avec un releveur, c'est une sorte de Baucher retourné).

Le paradoxe du pelham. Comme la plupart des abaisseurs, il est combiné avec l'effet releveur pour ne pas mettre le cheval sur les épaules, cette action contraire du releveur et de l'abaisseur va souvent inciter le cheval à se caber si la main est trop dure.
En haut j'ai dessiné le mors et son action (par commodité je n'ai fait que la bouche, et l'action du mors est représentée par les flèches rouges, pour plus de précision, se reproter aux schémas 1 et 2). Pour la gourmette, j'ai écrit "quand le levier recule", j'aurais dû écrire "bascule" - désolée aussi pour les flèches qui se croisent.
En bas j'ai dessiné la position que donne le pelham au cheval sur des rênes tendues, je n'ai pas redessiné le mors car j'aurais été bien incapable de le faire si petit, et aussi pour plus de clarté. En demandant au cheval de baisser l'encolure et de monter sa nuque, le pelham fait aussi monter le garrot* (mais de façon artificielle).

Je peux, si vous voulez, faire un dernier schéma qui fasse gros plan sur l'action de la gourmette, j'ai l'impression que ce n'est pas très clair ici...

*Essayer sur vous-mêmes pour mieux comprendre l'effet du pelham! (ne vous mettez pas de pelham dans la bouche, on ne peut pas drffe
- mettez votre main sur votre nuque et trouvez la vertèbre qui ressort (je ne connais pas le nom des vertèbres, mais celle qui correspond au garrot du g'va)
- baissez la tête: "votre garrot" ressort mais le muscle n'est pas tendu, c'est l'effait abaisseur
- relevez la tête: "votre garrot" disparaît, c'est l'effet releveur
- maintenant, gardez la tête levée mais plaquez votre menton contre votre cou: vous sentez le muscle du garrot drffe

Spoiler:
 

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Merci YEAH !!

Et comment ça fonctionne quand c'est utilisé avec une alliance de pelham avec une seule paire de rênes?

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Le peu de soin????? Tu rigoles!! arretes de t'excuser c'est absolument génial je trouve, textes et schémas très clairs, termes simples, tu devrais faire les manuels d'equitation, ce serait moins barbant et hyper plus compréhensible!

Question bête, je suis une vraie bille dans les actions des différents mors dsdd le goyo aga (désolée pour l'orthographe sans doute lol) c'est releveur ou abaisseur? je dirais releveur mais pas sure?

et finalement l'abaisseur pur est pas top alors si je comprends bien?

Donc encore si je comprends bien, en terme controle pur du cheval en cas de catastrophe, un releveur est bien? par contre la combinaison des 2 releveur+abaisseur permet un travail au niveau souplesse et musculation?

désolée je suis vraiment bille sur ce coup la dsdddsdd

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MarieV a écrit:

- mettez votre main sur votre nuque et trouvez la vertèbre qui ressort (je ne connais pas le nom des vertèbres, mais celle qui correspond au garrot du g'va)

7ème cervicale= C7

MarieV a écrit:

Je m'excuse pour le peu de soin apporté au coloriage, mais c'était long, puis c'est un schéma après tout.

NON Arrête de t'excuser, t'es relou mpop , c 'est top ce que tu fais là mkmk

Spoiler:
 

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minimelon a écrit:

en terme controle pur du cheval en cas de catastrophe,


En terme de contrôle mieux vaut ne compter que sur un cheval bien dressé avec patience et douceur.
Tous ces outils sont des instruments de contrainte et de torture pour les chevaux, et tout ce qu'on peut faire avec ces instruments et tous les enrennements possibles et imaginables , on peut le faire avec un mors de filet, un licol, une cordelette voire rien du tout.
Alors c'est bien que Marie explique comment ça marche ce n'est absolument pas une raison pour adopter ces machins, ça ne remplacera jamais les heures et les heures que vous aurez passé à gagner la confiance de votre cheval et à lui avoir fait comprendre comment faire ce que vous lui demandez poliment de faire et qu'il est tout à fait disposer à réaliser pour peu qu'il ait compris la demande.
Enfin c'est mon avis...

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c'est le mien aussi, je suis plus que 100% d'accord, et c'est ce que j'essais de faire, du mieux que je le peux, mais pour ca il faut voir mon post de travail, je suis ouverte à tous les conseils drffe
c'est simplement à titre d'information, j'ai des lacunes sur certains sujets au niveau technique, je vois que quelqu'un créer un sujet qui me permet d'en combler quelques unes, j'en profite erre ce n'est pas pour autant que je monte sans mors, pas encore, un jour j'espère, en attendant je suis contente de pouvoir beaucoup mieux comprendre l'action exacte de ce que j'utilise erre

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Y a pas de soucis j'avais juste besoin de dire ça parce que tous ces instruments dont je me suis servi pendant des années me font vraiment flipper maintenant.

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Marie, bravo pour ce post super bien illustré!

Je viens rajouter ma question:

je connais les actions des différents mors et tout et tout sauf que voilà, au fond, pour ceux qui pratique l'équitation de loisir, releveur, abaisseur et autre instrument de torture , sont ils réellement utiles ou uniquement réservés au monde du bac à sable du CSO, dressage... ?

EDIT: c'est réellement une question, pas simplement du cynisme drffe

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Ben dans l'absolu si tu veux pouvoir randonner longtemps et bien il vaut mieux muscler le dos de son cheval. Donc en théorie il vaut mieux avoir quand meme des bases de travail de dressage (j'en avais, je les ai plus, je compte reprendre ça quand je travaillerai et que j'aurai un peu plus de sous), mais c'est pas une question de mors je crois.

Si tu randonnes longtemps tete en l'air je donne pas cher du dos de ta jument drffe!


Sinon j'adore ton humour Aline edez !

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+1 pour le dos de ma jument


Pareil, j'ai les bases de dressage. Mais pour muscler son dos, j'ai pas besoin de ça. Ok j'avoue j'ai de la chance d'avoir une jument "facile"

Elle bosse aussi en longe, notamment pour muscler son dos drffe

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Pcq quand meme, certains cavaliers ont tendance à l'oublier, mais la mise en main à la base c'est pour se la peter à celui qui sait le plus facilement toucher son poitrail avec son nez, mais c'est pour muscler le dos, au départ drffe! C'est pas un truc réservé aux peteux qui martyrisent leurs chevaux en bac à sable edez !

Cela dit j'ai pas encore appris ça à ma jument, mais en balade elle est jamais gueule en l'air (ça serait malheureux rênes longues quand même uyryut ).

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Toi aussi tu as une juju de compétition, elle sait sans qu'on lui dise!

Bon par contre tu touches exactement ce que je visais... le Roll kur...

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Merci à tous pour vos encouragements!

Citation :

le goyo aga (désolée pour l'orthographe sans doute lol) c'est releveur ou abaisseur?

Tu parles de ça?


Si oui, le Goyo a une action semblable à celle du pelham, l'abaisseur étant cependant beaucoup moins fort mais la gourmette placée plus en arrière donc plus sévère (sauf si pas serrée).

Citation :
finalement l'abaisseur pur est pas top alors si je comprends bien?

C'est tellement nul que ça ne se vend pas
Y'a rien de mieux pour faire tomber un cheval, puisqu'il s'enroule littéralement autour de son mors: quand la nuque est parallèle au sol, la galipette n'est pas loin!

Quand aux mors combinés releveur/abaisseur, ils permettent d'utiliser les effets de l'abaisseur mais de compenser la perte d'équilibre grace au releveur; mais ça ne rend pas le cheval plus souple, ça le plie de force en fait...

Citation :

En terme de contrôle mieux vaut ne compter que sur un cheval bien dressé avec patience et douceur.
Tous ces outils sont des instruments de contrainte et de torture pour les chevaux, et tout ce qu'on peut faire avec ces instruments et tous les enrennements possibles et imaginables , on peut le faire avec un mors de filet, un licol, une cordelette voire rien du tout.
Alors c'est bien que Marie explique comment ça marche ce n'est absolument pas une raison pour adopter ces machins, ça ne remplacera jamais les heures et les heures que vous aurez passé à gagner la confiance de votre cheval et à lui avoir fait comprendre comment faire ce que vous lui demandez poliment de faire et qu'il est tout à fait disposer à réaliser pour peu qu'il ait compris la demande.
Enfin c'est mon avis...

Tout à fait d'accord, seulement, tout ça n'est valable que quand on monte son propre cheval, ou un cheval de propriétaire qui accepte de faire un travail de fond pour que ce soit possible. Avec les chevaux que l'on/je monte en club, je ne me lancerai pas dans une ballade en forêt en cordelette, ni même en filet simple pour certains, c'est juste suicidaire.

Citation :


pour ceux qui pratique l'équitation de loisir, releveur, abaisseur et autre instrument de torture , sont ils réellement utiles ou uniquement réservés au monde du bac à sable du CSO, dressage... ?


Je poursuis sur ce que je disais: tu peux te servir d'une embouchure particulière pour règler un problème en extérieur, à condition de règler en même temps le problème d'équitation qui va avec, exemple d'expérience récente:

L'année dernière j'avais en quart de pension une adorable ponette, Quila, PFS, (qui me manque terriblement d'ailleurs), gentille, un peu chaude car en défense contre la main et un peu sur les épaules. En forêt je me faisais tracter systématiquement avec mon gentil petit mors à aiguilles, et j'avais beau attraper un anneau du mors pour faire arrêt d'urgence devant la nationale rien n'y faisait. Plutôt que de renoncer aux balades, j'ai investi dans le pelham (bouh la vilaine) et une deuxième paire de rênes afin de pouvoir agir séparément sur le releveur ou l'abaisseur (réponse à ta question Skyou: avec une alliance, l'action de main est peu nuancée et la gourmette est toujours au contact), et j'ai commencé à installer les contrats dont parle Véronique de Saint-Vaulry. Je montais rênes longues aux trois allures, quand elle prennait trop de vitesse en mode boule de neige (sur les épaules, entraînée par sa masse) je remontais sur mes rênes de releveur en action discontinue jusqu'à ce qu'elle se rééquilibre, et quand elle me tringballait avec la gueule en l'air (sur les allées de galop par exemple) je remontais sur mes rênes d'abaisseur (rêne de pelham) en discontinu, sachant que quand on agit sur l'abaisseur on agit sur la gourmette donc ça fait coup de frein, jusqu'à ce qu'elle ralentisse. Au bout de deux mois de ballade hebdomadair avec ce système, je suis repassée au mors de filet et je n'ai plus eu de souci; je n'ai pas tenté le licol (d'abord parce que sa propriétaire n'aurait sans doute pas voulu) parce qu'elle ne donnait pas sa tête (donc pas d'arrêt d'urgence), et à ce moment je ne savais pas trop comment travailler ça, je cafouillais un peu. Voilà à quoi peut servir un levier en extérieur: uniquement dans le but de pouvoir ensuite s'en passer!



Quand au fait que le cheval muscle son dos, il ne muscle rien du tout avec un pelham s'il n'engage pas derrière; c'est pourquoi les chevaux entraînés en Roll Kur ont une encolure si épaisse et une croupe si fluette, et que le mouvement de leurs postérieurs est étriqué tandis que celui des postérieurs est spectaculaire

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Citation :
Quand au fait que le cheval muscle son dos, il ne muscle rien du tout avec un pelham s'il n'engage pas derrière; c'est pourquoi les chevaux entraînés en Roll Kur ont une encolure si épaisse et une croupe si fluette, et que le mouvement de leurs postérieurs est étriqué tandis que celui des postérieurs antérieurs est spectaculaire



T'avais participé au post sur Totilas gfgsd ? (c'est ça son nom hein?).

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MarieV a écrit:

Je poursuis sur ce que je disais: tu peux te servir d'une embouchure particulière pour règler un problème en extérieur, à condition de règler en même temps le problème d'équitation qui va avec, exemple d'expérience récente:

L'année dernière j'avais en quart de pension une adorable ponette, Quila, PFS, (qui me manque terriblement d'ailleurs), gentille, un peu chaude car en défense contre la main et un peu sur les épaules. En forêt je me faisais tracter systématiquement avec mon gentil petit mors à aiguilles, et j'avais beau attraper un anneau du mors pour faire arrêt d'urgence devant la nationale rien n'y faisait. Plutôt que de renoncer aux balades, j'ai investi dans le pelham (bouh la vilaine) et une deuxième paire de rênes afin de pouvoir agir séparément sur le releveur ou l'abaisseur (réponse à ta question Skyou: avec une alliance, l'action de main est peu nuancée et la gourmette est toujours au contact), et j'ai commencé à installer les contrats dont parle Véronique de Saint-Vaulry. Je montais rênes longues aux trois allures, quand elle prennait trop de vitesse en mode boule de neige (sur les épaules, entraînée par sa masse) je remontais sur mes rênes de releveur en action discontinue jusqu'à ce qu'elle se rééquilibre, et quand elle me tringballait avec la gueule en l'air (sur les allées de galop par exemple) je remontais sur mes rênes d'abaisseur (rêne de pelham) en discontinu, sachant que quand on agit sur l'abaisseur on agit sur la gourmette donc ça fait coup de frein, jusqu'à ce qu'elle ralentisse. Au bout de deux mois de ballade hebdomadair avec ce système, je suis repassée au mors de filet et je n'ai plus eu de souci; je n'ai pas tenté le licol (d'abord parce que sa propriétaire n'aurait sans doute pas voulu) parce qu'elle ne donnait pas sa tête (donc pas d'arrêt d'urgence), et à ce moment je ne savais pas trop comment travailler ça, je cafouillais un peu. Voilà à quoi peut servir un levier en extérieur: uniquement dans le but de pouvoir ensuite s'en passer!





Ok ça répond à ma question drffe

J'aime beaucoup cette remarque en particulier: Voilà à quoi peut servir un levier en extérieur: uniquement dans le but de pouvoir ensuite s'en passer!

Je ne sais plus qui disait justement à propos de toutes les embouchures un peu "particulière", quelles devaient rester des outils permettant d'évoluer et non pas une solution définitive.

Tout ça me conforte dans mon idée que le travail à pied ou monté mais en douceur et avec respect est la clé d'une équitation sans (trop) d'artifice.

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Oui évidemment par rapport à ces expériences et au fait qu'il ne s'agisse pas de ton cheval , mes arguments sont hors de propos.

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Petit coeur a écrit:


Tout ça me conforte dans mon idée que le travail à pied ou monté mais en douceur et avec respect est la clé d'une équitation sans (trop) d'artifice.


mkmk en rajoutant le temps et la patience dedede

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Dis, elle est trouvable sur internet la thèse ?
En tout cas félicitations pour ce post, il est génial !!!
Ca me servira dans quelques mois !!

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T'as raison Skyou j'ai tapé trop vite! Non j'avais pas participé, mais je trouve que c'est dommage (pour peser mes mots) que ce cheval formidable ait été "fait" dans ce sens.

Citation :
Je ne sais plus qui disait justement à propos de toutes les embouchures un peu "particulière", quelles devaient rester des outils permettant d'évoluer et non pas une solution définitive.

Saint-Vaulry le dit, mais ce n'est pas la seule (à mon sens, tous les "bons" le disent ), et d'Orgeix aussi, que j'aime assez côté bac à sable

JRM, je te suis pour le travail à pieds, et si les clubs (enfin le mien déjà) s'y mettaient ça m'éviterait d'avoir à employer des mors dont je connais trop bien les effets immédiats et à long terme "juste" pour assurer ma sécurité...

Fofie, c'est JRM qui 'a envoyé la thèse véto (c'est bien de ça que tu parles?) - tu la veux?

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Un truc auquel je viens de penser, puisque je parlais de la salivation dans le tableau sur les différents matériaux: "Un cheval qui bave est un cheval détendu" - dit-on... FAUX! Saliver n'est pas baver!

En effet, on recherche la salivation quand on monte à cheval avec un mors, parce qu'elle est preuve de décontraction, de disponibilité de la machoire etc.. Mais on ne doit pas voir que le cheval salive, seulement le sentir (mouvement de la langue contre le mors, cheval ui avale etc.). Si le cheval bave c'est qu'il est dans l'incapacité d'avaler sa salive = quelque chose cloche! Plusieurs exemples:
- muserolle trop serrée: le cheval ne peut ps desserer les dents suffisament pour avaler = il bave
- mors trop serré: le cheval a la commissure comprimée et ne peut pas fermer la bouche correctement, et donc pas avaler = il bave
- mors à jouet (perso j'aime pas du tout): le cheval s'acharne sur son mors (et se déconcentre par la même occasion) et salive trop pour tout avaler = il bave
- bride: le cheval en a trop dans la bouche (deux mors, vous immaginez!) et ne peut pas avaler (ni mobiliser sa langue d'ailleurs) = il bave (c'est souvent assez impressionnant, y'en a jusque sur le poitrail et les jambes)
- position trop enfermée: il a la trachée (ou je ne sais quoi, enfin le tube par lequel on avale - l'oeusophage peut-être?) comprimée et ne peut pas avaler = il bave
- pour les randonneurs; le cheval a brouté et a de l'herbe plein son mors: il continue à manger + l'herbe coincée le gène = il bave! - un petit truc pour éviter ça: les montnts de filet à crochets; vous n'avez qu'à défaire le mors d'un côté après le "broutage" et à le débrrasser de l'herbe qui reste avant de le remettre dans la bouche drffe

Essayez donc d'avaler votre salive (ou de l'eau, car ne salive pas comme un cheval qui veut - de la soupe même, pour être proche de la texture fjjhjhgj) en serrant les dents, en plaquant votre menton contre votre gorge, avec un autre truc dans la bouche que vous ne devez pas avaler... Difficile? Les trois en même temps maintenant! mpmp

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Je suis bien contente de retrouver ma façon de penser dans tes propos MarieV.
C'est vraiment un très bon post qui mérite la place de post it. drffe
Il est très bien illustré et très clair.

Merci pour ce bon et beau travail.

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Bravo et MERCI pour tes explications très claires et bien illustrées !
jusqu'à présent j'entendais souvent parler du pelham, je sais maintenant à quoi il sert !

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super explication, c'est vraiment chouette!!!

petite question pour un debourrage poulain, le mieux est un mors doit ou double brisure alors??? le but n'étant pas de tirer dans sa bouche comme une folle c'est sur,

et de toute facon avec aiguille ca c'est sur....

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Perso je suis tentée de monter Tillia en western plus tard donc j'ai hâte de connaître les effets et utilisations des mors à levier
je pense notamment la débourrer en mors de filet simple brisure gros canons aiguilles ou verdun sans releveur pour avoir l'effet directeur, puis une fois qu'elle sera bien au point la passer à un mors soit à anneaux western (snaffle - mais ce qui me gêne c'est qu'ils sont souvent à canons fins) soit un mors à petits leviers (mais là aussi souvent canons fins...)

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splendide, je viens de lire (par curiosité parceque dans l'absolu je connais les grandes lignes des mors ) et ben ç'est superbement bien écrit et illustré bravo, et un peu de révision ne font jamais de mal
par contre la ou moi je coinçe, ç'est que j'ai beaucoup de mal à "sentir" mon cheval (s'il engage, s'il est sur les épaules, s'il cède ou s'il fuit ect... ) en le montant, et donc à autoanalyser mon équitation, ç'est pour ça que je veux reprendre un peu des cours, mais avec ce fichu van qui veut pas décoller ç'est pas gagné

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